26.07.2010
Envie de faire un break complet
Bonjour à tous
Le Tour est fini. Pour fêter ça, on a eu droit à une soirée en boîte au Duplex. Comme on avait un carré VIP réservé pour nous, je suis plutôt resté assis à discuter. Je me sentais un peu trop fatigué pour danser. La semaine qui suit un Tour de France est toujours très dure, on se sent complètement vidé par les trois semaines de course. On a aussi souvent très faim mais il faut éviter de manger autant que sur le Tour où on brûle énormément de calories, mais je vous rassure on se lâche quand-même un peu. Ca peut paraître surprenant, mais j’ai pris deux kilos sur Tour à cause des mes problèmes de rétention d’eau provoquée par la chaleur. En revanche, je suis passé de 7% de masse graisseuse à un peu moins de 6%. C’est le moment de la saison où je suis le plus sec.
Repos puis cap sur le Canada
On a toujours du mal à déconnecter du Tour de France. D’ailleurs, je n’aime pas revenir sur la course avec mes amis et ma famille dans les jours qui suivent l’arrivée. J’ai surtout envie de faire un break complet. Je reprends dans trois semaines sur le Tour de Poitou-Charentes puis je pars courir le Grand Prix de Québec et de Montréal en septembre. Je n’avais pas envie de refaire le Tour d’Espagne, j’ai déjà beaucoup donné cette saison. J’en suis déjà à 75 jours de course, j’aime bien finir mes saisons aux alentours de 90 jours.
Merci pour vos commentaires et pour m’avoir suivi pendant ces trois semaines.
Amaël
12:53 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tour de france, amael moinard
24.07.2010
A fond jusqu'au bout
Boujour à tous,
Le Tour se termine. Encore une fois, je me suis livré à fond lors du contre-la-montre. J'ai profité du train de Geraint Thomas qui m'a doublé à mi-parcours. Je me suis accroché derrière lui, ça m'a permis d'aller chercher mes limites. Thomas termine 10e et moi je fais une belle 39e place.
Bref, c'est à l'image du reste de mon Tour, une réussite. Ce Tour aurait été exceptionnel si j'avais gagné une étape, mais j'ai été bien du début à la fin, régulier. C'est bon signe pour les futurs grands tours.
Demain, on prend le train de bonne heure pour remonter sur Paris. Cette année, les organisateurs ont eu la bonne idée de faire une étape courte. Il y a donc un petit défilé avant d'arriver sur les Champs Elysées et là, certains vont attaquer pour se mettre en évidence une dernière fois.
Pour moi, il est temps de vous dire à l'année prochaine sur le Tour. Mais pour les amoureux du cyclisme, sachez que je serai aux Grands Prix de Quebec et Montreal en septembre.
A plus tard, donc.
17:54 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22.07.2010
Dans la fièvre du Tourmalet
Bonjour à tous,
Ca y est, la montagne c’est fini. Et je termine sur une bonne note. J’ai fait une bonne montée du Tourmalet, à mon rythme. Je finis à 5 minutes de la tête, c’est une belle performance. Si j’avais eu quelque chose à défendre au général, j’aurais pu faire un poil mieux, mais là je me suis fais plaisir en terminant pas trop loin.
En bonne condition
Ca montre que je me suis bien adapté à la pluie. Dans ces conditions climatiques, il faut être prudent en descente, et avec le froid, on se croit un peu ski, sauf qu’il ne faut pas tomber. Mais psychologiquement et physiologiquement, ça allait mieux. Je n’ai pas vraiment d’explication à cela, mais je sentais que je respirais mieux, que les jambes tournaient mieux.
Mercredi, lors de la journée de repos, je ne suis pas allé faire un mètre en vélo. Ce matin, c’était un peu dur lors des premiers kilomètres, mais finalement les sensations étaient bonnes. Je suis persuadé que le repos total fait du bien physiquement et mentalement. Dans le vélo, on dit qu'il faut rouler pour ne pas perdre le rythme. On obéit à beaucoup d’idées préconçues. Finalement, le meilleur moyen de bien récupérer, c’est de bien se connaître. Chez moi, quand je fais une journée de repos, je me sens bien le lendemain, donc je ne vois pas pourquoi ce serait différent sur le Tour.
La fête
Je voudrais terminer en parlant de l’ambiance. C’était énorme au Tourmalet, un grand moment de plaisir qu’on n’oublie pas dans une carrière. Les trois derniers kilomètres, il y avait à peine la place de passer. En plus, j’étais tout seul à ce moment-là. C’est vrai qu’il y en a qui courent à côté et ça perturbe, mais en général, les supporters sont respectueux. D’ailleurs, je trouve que les Basques sont sports, ils encouragent tout le monde. Bon, c’est vrai que devant moi il y avait un coureur Euskaltel et pour lui c’était la folie. Il y avait beaucoup de couleurs, de déguisements. On ne voit pas tout, mais on en remarque certains. Ca fait partie de la fête. Et pour nous, la fête continue. Maintenant, j’ai les Champs-Elysées dans le viseur.
A bientôt.
19:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note









